mardi 17 juillet 2012

La saison de Phoebe

Cette année, pas de playa et pas de pèlerinage en Camargue — il paraît qu'on ne peut pas tout avoir dans la vie. C'est très frustrant. Puisque c'est comme ça, j'exhume des profondeurs de mon blogue ce billet (initialement publié le 16 octobre 2008) en forme de haïku illustré, et le dédie à tous ceux qui n'iront pas faire trempette-bronzette...

 
Rayon de soleil
Dans une journée d’été
— toute une vie d’aventures.

 
La brise estivale
Souffle au sable un ballet
Mais un seul grain se rebelle.

 
Quand les rets du pêcheur
Suffoquent sur le quai,
Le poisson frétille.

 
Le vieux bois flotté
Se dresse entre ciel et mer
— goût d’éternité.

 
Un bateau tangue mollement.
Dans un clapotis,
La mouette se tait.

 
Noria de nuages
Le soir après la plage
— le sel sur ma peau.

 
Morceaux de coquillages
Accrochés au filet,
Une moisson d'étoiles.

 
Sous le ciel bleu
Les enfants qui dessinent
Un soleil rieur.

 
Riche de promesses,
L’été immortel
Se noie dans le ressac.

 
Sur les eaux du port
S’étend un miroir
— symphonie de couleurs.

Photos © F. B. (merci ;))

8 commentaires:

  1. Il est vrai que ces quelques photos sont inspirantes...
    Ton poème fait effectivement revivre chacune de ces images immortalisées.

    Bravissimo !

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  2. Sympa les filets et le reflet du voilier

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  3. j'ai raté un haiku depuis 15 jours ??? de you ???
    Il est très beau et avec ces superbes photos, il mérite bien "de nombreux petits camarades" ... et d'être "broché" ... n'est il pas ? il est...certes oui :o)

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  4. Superbe photos... poétiques, sentimentals, angles bien capturés...

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  5. Je n'entends rien à l'haïku et à son art... Et tout ça ne nous rajeunit pas ! Après tout, il y a des vacances sans plage.

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    1. C'est un art japonais, donc subtil... Des vacances sans plage, oui. Ou pas de vacances du tout.

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  6. Certes pas de vacances
    Pas de Camargue pour l'haïkuiste
    mais joie du lecteur
    s.

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